Quand la fiction éclaire l’exigence d’un cadre Lettre ouverte d’Anne de Solages, Présidente d’ICF-France
J’irai voir Gourou. Pour Pierre Niney, évidemment. Pour sa capacité à incarner l’ambiguïté, le contrôle, l’emprise. Mais surtout parce que ce film dérange : il met en scène une confusion dangereuse — une confusion qui reflète des risques bien réels dans certaines pratiques d’accompagnement non régulées.
Le coaching professionnel, aujourd’hui largement utilisé dans les organisations, engage une responsabilité particulière. Il exige un cadre clair, une éthique solide et une supervision régulière. C’est pour répondre à ces enjeux qu’ICF a construit un référentiel exigeant, un code déontologique robuste et un dispositif structuré de supervision.
Gourou montre ce qui peut advenir lorsque ce cadre est absent : glissements, influence abusive, confusion des rôles. Le film rappelle qu’un pouvoir non régulé finit toujours par produire des abus.
ICF, en partenariat avec le SIMACS, œuvre à renforcer la protection des personnes accompagnées et à professionnaliser durablement le secteur du coaching.
Gourou n’est pas un film contre le coaching. C’est un film contre l’absence de cadre.