Retrouver la Vitalité
« There is a vitality, a life force, an energy, a quickening that is translated through you into action… It is your business to keep the channel open. » Martha Graham
Une force singulière qui cherche à se manifester
Il existe en chaque être humain une vitalité, une force de vie, une énergie, un élan.
Un mouvement intérieur qui cherche naturellement à se traduire en action, en création, en présence.
Parce qu’il n’existe qu’un seul être exactement comme vous à travers le temps, cette expression est unique.
Lorsque cet élan est bloqué, retenu ou étouffé, il ne trouvera jamais un autre chemin pour se dire.
Le monde en est privé.
Notre responsabilité est de garder le canal ouvert.
Tout est mouvement
Nous vivons dans un monde en transformation permanente.
Changement, transition, transformation, régénération.
« L’élan vital ne disparaît jamais. Il attend simplement que les conditions soient réunies pour circuler à nouveau… »
L’élan vital est cette force — individuelle et collective — qui cherche naturellement à revenir vers le Vivant.
Changement, transition, transformation, régénération
1. Le changement
Le changement est principalement extérieur.
- Un nouveau poste
- Une réorganisation
- Une séparation ou un divorce
- Un déménagement
- Une nouvelle stratégie
Qu’est-ce qui n’est plus comme avant ?
2. La transition
La transition est intérieure.
- Du flou
- Un travail de deuil
- Une perte de repères
- Une redéfinition de soi
Qui suis-je en train de devenir ?
3. La transformation
La transformation va au‑delà de l’adaptation.
« Ne cherchons pas à réparer les êtres. Œuvrons à restaurer les conditions pour que l’élan vital circule librement… »
Qu’est-ce qui veut naître à travers cette expérience ?
4. La régénération
Créer des conditions de vie plus vivantes, durables et alignées.
- Ralentissement
- Écoute
- Sécurité
- Coopération
- Respiration
Comment (re)devenir vivant·e autrement, au service du collectif ?
« On ne régénère pas un être humain comme on répare une machine. On recrée les conditions du Vivant. »
« Un jour, j’ai tout lâché, épuisé.e.
J’ai renoncé à mon travail, à mes relations, à ma vie.
Je me suis réfugié.e dans la forêt pour parler avec une personne que l’on disait très sage.
Pourrais-tu me donner une bonne raison de ne pas baisser les bras?, ai-je demandé.
Regarde autour de toi, me répondit la voix de la sagesse, vois-tu la fougère et le bambou ?
Oui, répondis-je.
Lorsque j’ai semé les graines de la fougère et du bambou, j’en ai bien pris soin. La fougère grandit rapidement. Son vert brillant recouvrait le sol. Mais rien ne sortit des graines de bambou. Cependant, je n’ai pas renoncé au bambou.
La deuxième année, la fougère grandit et fut encore plus brillante et abondante, et de nouveau, rien ne poussa des graines de bambou. Mais je n’ai pas renoncé au bambou.
La troisième année, toujours rien ne sortit des graines de bambou. Mais je n’ai pas renoncé au bambou.
La quatrième année, de nouveau, rien ne sortit des graines de bambou. Mais je n’ai pas renoncé au bambou.
Lors de la cinquième année, une petite pousse de bambou sortit de la terre. En comparaison avec la fougère, elle avait l’air très petite et insignifiante.
La sixième année, le bambou grandit jusqu’à plus de 20 mètres de haut. Il avait passé cinq ans à fortifier ses racines pour le soutenir. Ces racines l’ont rendu plus fort et lui ont donné ce dont il avait besoin pour survivre.
Savais-tu que tout ce temps que tu as passé à lutter, tu étais en fait en train de faire pousser des racines ? dit l’ancienne et continua…
Le bambou a une fonction différente de la fougère, cependant, les deux sont nécessaires et font de cette forêt un lieu magnifique.
Ne regrette jamais un seul jour de ta vie. Les bons jours te rendent heureux. Les mauvais jours te donnent de l’expérience. Les deux sont essentiels à la vie.
Le bonheur rend doux.
Les tentatives rendent fort.
Les peines rendent humain. Les échecs te rendent humble.
La réussite te fait rayonner.
Si tu n’obtiens pas ce que tu désires, ne désespère pas… Qui sait, peut-être es-tu juste en train de fortifier tes racines. »
( Adapté d’un Conte Japonais )